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BESANçON
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Grégoire
de Tours rapporte que l’évangélisation de Besançon est l’œuvre des saints
Ferréol et Ferjeux, deux frères d’origine grecque,
envoyés par saint Irenée, vers la fin du IIIe
siècle. Après l’édit de Constantin, Besançon devient le siège d’une métropole
ecclésiastique dont la circonscription épousa les limites de la province
romaine Maxima Sequanorum, avec les
diocèses de Besançon, de Bâle, de Nyon et d’Avenches.
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Ces
deux derniers seront transférés par la suite à Belley et à Lausanne.
Aujourd’hui, les évêchés de Belfort-Montbéliard, de Nancy, de Saint Claude,
de Saint Dié et de Verdun sont suffragants de
Besançon. Au
Haut Moyen-Âge, outre les trois édifices épiscopaux situés dans le castrum au
pied du mont, Besançon possède dans la boucle décrite par le Doubs plusieurs
églises : -
Saint
Pierre et Saint Maurice -
Saint
Paul et Sainte Marie-de-Jussa-Moutier Sur
la rive droite, saint lin et Saint Martin de Brégille
et, plus loin, la basilique des martyrs Ferréol et Ferjeux.
A
l’époque carolingienne, la cathédrale Saint Jean succède au
groupe épiscopal et l’on construit Saint Etienne sur le mont. En
1025, Gaucher de Salins entreprend de remplacer cet édifice par une
cathédrale Saint Etienne. |
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Hugues
de Salin reprendra les travaux. En 1050, le Pape Saint Léon IX consacre
le maître autel de la nouvelle église. Hugues Ier rebâtit Saint Paul, érige
la collégiale de la Madeleine à la place de Saint Lin, restaure Saint Jean,
mais aussi Saint Pierre, Saint Laurent et Saint Maurice. Dans le dernier
tiers du XIe siècle, l’abbaye bénédictine Saint Vincent est crée, son église
est devenue l’église Notre Dame. Au
XIIIe siècle, l’art gothique entre dans les deux cathédrales et à la
Madeleine. En 1207 on construit la chapelle
des Hospitaliers du Saint Esprit. Les jacobins et les Cordeliers
s’implantent en 1224. Leurs grandes églises ont disparu. Les cisterciennes
s’installent en 1226, les clarisses en 1250. L’amiral Jean de Vienne fonde le
couvent des grands Carmes en
1392 ; le portail de leur église et l’enceinte du chœur, avec abside
polygonale, subsistent. Après
la Renaissance et l’échec de la Réforme à Besançon, nombre de communautés
issues de la contre-réforme s’installent : Les capucins en 1590, les
jésuites en 1597, les minimes en 1607, les carmélites en 1616, les ursulines
en 1619, les visitandines en 1628, les carmes déchaussés en 1645, les annonciades
en 1646, les oratoriens en 1647, les bénédictines en 1658. Deux des chapelles
nous sont parvenues, la chapelle des
carmes déchaussés et celle de la
visitation. Au
lendemain de la reconquête de la Franche Comté par Louis XIV en 1674,
Besançon retrouve dès 1677 le rang de capitale provinciale qu’elle avait
perdu depuis le monde romain. Vauban rase Saint Etienne pour monter la
citadelle. De nombreuses constructions débutent dans le domaine religieux, la
chapelle du grand séminaire, et saint François Xavier. Au XVIIIe on rebâtit Saint
Maurice, Sainte Madeleine et Saint
Pierre. On dresse la chapelle Saint Etienne de la Citadelle, la chapelle de l’hôpital, chapelle du Refuge, celle des Dames de Battant, et des Hospitaliers de Saint Antoine. |
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Chapelle Notre Dame du Refuge |
Chapelle
des Dames de Battant et Chapelle
des Antonins |
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Au
XIXe siècle, des communautés chassées par la Révolution, reviennent : les
capucins, les carmélites, les clarisses et les ursulines. De nouvelles
congrégations s’installent : les sœurs de La Charité en 1800 fondées par
sainte Jeanne-Antide Thouret, chapelle
de 1845. La Sainte Famille en 1802, les frères des écoles chrétiennes en
1806, les dames de la Providence en 1807 et les religieuses de Notre Dame de
La Charité du Refuge en 1839. Pour
faire face à la poussée urbaine, on élève aux Chaprais
l’église Saint Martin de 1820 à
1825 par Lapret et à Saint Claude la paroissiale Saint Claude en 1857 par
Delacroix. En 1884 Ducat érige la basilique
Saint Ferréol et Saint Ferjeux qui fut
consacrée en 1925. L’église du Sacré
Cœur est ouverte en 1923 et celle dédié à sainte Jeanne d’Arc en 1931 à Brégille. |
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Basilique Saint Ferréol et Saint Ferjeux |
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Sur
le mont Buis qui domine la ville, l’archevêque
Mgr Maurice DUBOURG inaugure en 1949 Notre-Dame
de la Libération et la Chapelle
des Buis de l’architecte René Tournier. Après la seconde guerre mondiale, le
développement continue avec la création de nouvelles paroisses : -
église Saint Joseph à la Butte en 1954 par René
Tournier, -
église Saint Pie X à Palente
en 1957, -
église Saint Louis à Montrapon
par Rémy Le Caisne, -
église Saint Paul aux Clairs Soleils, par l’architecte
suisse Rainer Senn. |
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Eglise Saint Joseph |
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