Saint-Georges-d'Aurac

 

Église Saint Georges

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Les vitraux

Bref historique

L'histoire de la paroisse de Saint-Georges-d'Aurac trouve ses racines au cœur du Moyen Âge, lorsqu'un ancien prieuré fut donné en 1062 à Pierre de CHAVANON, le célèbre fondateur de l'abbaye de Pébrac. Devenue église paroissiale, la structure médiévale d'origine était modeste. Elle n'occupait qu'une petite moitié est de l'édifice actuel, son abside empiétant sur trottoir de la route nationale. Fortement dégradée avant la Révolution, l'église subsiste dans un état de pauvreté indécent jusqu'au milieu du XIXe siècle. C'est un rapport alarmant de l'architecte départemental, daté du 12 mai 1848, qui déclenche finalement le processus de reconstruction. Le projet est arrêté dix ans plus tard, le 20 octobre 1860. La première pierre est posée le 1er juillet 1861.

Bien qu'imparfaitement achevée, l'église est ouverte au culte le 24 mars 1863. Sa structure s'avère toutefois fragile : dès 1865, les voûtes menaçant ruine doivent être reconstruites, et l'édifice subit de constants mouvements structurels au fil du temps. Une restauration majeure intervient finalement en 2012-2013.

Quelques photos extérieures

Aujourd'hui, l'église se dresse sur la route nationale reliant Le Puy à Brioude, son clocher formant un repère visuel incontournable dans le paysage. Pour obtenir cet effet saisissant, le maître d’œuvre a audacieusement inversé l'orientation historique de l'édifice lors de sa reconstruction. De style néo-roman, l'église présente ainsi sa façade et son clocher-porche de plan carré directement face à la N102.

En approchant du portail, on découvre sur le tympan et les vantaux un décor sculpté en 1862. Ce dernier mêle des palmiers et des croix néo-romanes. Les façades extérieures tirent leur beauté d'un subtil contraste de textures et de couleurs, né de l'association de trois matériaux locaux : le tuf compact des carrières des Sauces, la pierre de taille de Langeac et les moellons basaltiques issus de la carrière de Condamine.

Quelques photos intérieures

La nef principale, divisée en trois travées séparées par des arcs doubleaux et couronnée de voûtes d'arêtes, bénéficie d'un éclairage direct et généreux grâce à de grandes fenêtres. À l'imitation des églises romanes du Velay, les grandes arcades en plein cintre qui séparent la nef des collatéraux reposent sur des piles composées d'un noyau carré et de colonnes engagées sur socles.

 

La nef s'ouvre sur un chœur doté d'une travée droite carrée, flanquée à gauche par la sacristie et à droite par la chapelle des barons de Flaghac, avant de se terminer par une abside semi-circulaire éclairée de trois fenêtres surplombant des stalles en bois avec agenouilloirs.

 

 

cuve baptismale monolithe - XVe

 

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