PAMIERS

 

 

 

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L'histoire de Pamiers et de ses monuments religieux s'organise autour de saint Antonin. Fils d'un roi Visigoth local nommé Frédélas, représentant dans cette région le roi Théodoric de Toulouse, Antonin se convertit au catholicisme. Il fut mis à mort en 506 par Métope et son corps jeté dans l'Ariège. La venue de Clovis à Toulouse provoqua la fuite de Métope et les habitants créèrent, pour honorer Antonin, une abbaye que l'on construisit, un peu plus tard au Mas-Neuf, sur la rive droite, pour la mettre à l'abri des inondations.

L'église, d'abord sous le vocable de saint Martin, prit celui de saint Antonin après la translation des reliques du saint en 987. Roger II, comte de Foix, au retour de la première croisade fit construire le château vers 1111 et une église, bâtie au pied du château et appelée Notre-Dame du Mercadal parce qu'elle occupait l'emplacement réservé aux foires.

Cathédrale Saint Antonin

En 1296, le pape Boniface VIII créa l'évêché de Pamiers et l'abbatiale, élevée au rang de cathédrale, conserva les reliques jusqu'en 1474 où elles furent transférées à Notre-Dame du Mercadal, cette église n'étant élevée au rang de cathédrale qu'en 1499. En juin 1576 les églises furent détruites, les clochers seuls étant conservés pour servir de défense. En 1658 on entreprit la reconstruction de l'église terminée en 1689.

Église Notre Dame du Camp

La Révolution mit fin au culte voué à saint Antonin. Le diocèse, supprimé en 1801, fut rétabli en 1823 et étendu aux limites du département.

 

La ville de Pamiers avait vu se construire hors de l'enceinte, une autre église Notre-Dame du Camp et s'établir quinze communautés religieuses grâce l'autorité des évêques, succédant aux abbés, et notamment au premier évêque Bernard Saisset connu pour ses démêlés avec le comte de Foix.

 

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